<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://starter.blogspirit.com/css/atom.xsl" ?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" xml:lang="fr">
<title>Last posts on les abandonnés de l’île saint-paul</title>
<link rel="self" type="application/atom+xml" href="https://starter.blogspirit.com/fr/explore/posts/tag/les abandonnés de l’île saint-paul/atom.xml"/>
<link rel="alternate" type="text/html" href="https://starter.blogspirit.com/fr/explore/posts/tag/les abandonnés de l’île saint-paul" />
<updated>2026-10-08T00:20:23+02:00</updated>
<rights>All Rights Reserved blogSpirit</rights>
<generator uri="https://starter.blogspirit.com/" version="1.0">https://starter.blogspirit.com/</generator>
<id>https://starter.blogspirit.com/fr/explore/posts/tag/les abandonnés de l’île saint-paul/atom.xml</id>
<entry>
<author>
<name>CEDRIC SEGAPELLI</name>
<uri>http://www.monromannoiretbienserre.com/about.html</uri>
</author>
<title>VALENTINE IMHOF : LES ABANDONNES DE L'ILE SAINT-PAUL. ”ROBINSONS VOLONTAIRES”.</title>
<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.monromannoiretbienserre.com/archive/2026/10/07/valentine-imhof-les-abandonnes-de-l-ile-saint-paul-robinsons-3397123.html" />
<id>tag:www.monromannoiretbienserre.com,2026-10-07:3397123</id>
<updated>2026-10-07T19:01:00+02:00</updated>
<published>2026-10-07T19:01:00+02:00</published>
<summary>   Il ne faudrait pas se fier à cette apparence calme et posée qu’elle dégage...</summary>
<content type="html" xml:base="http://www.monromannoiretbienserre.com/">
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1427990&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.monromannoiretbienserre.com/media/00/01/1126533452.jpeg&quot; alt=&quot;IMG_5588.jpeg&quot; /&gt;Il ne faudrait pas se fier à cette apparence calme et posée qu’elle dégage alors que l’on décèle dans l’ensemble de ses textes une espèce d’énergie disruptive transparaissant dans la maîtrise d’une écriture solide, engagée et imprégnée d’une noirceur troublante qui transcende son œuvre. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Si le premier roman de Valentine Imhof, &lt;em&gt;Par Les Rafales &lt;/em&gt;(Rouergue 2018), se déroule à Metz, non loin de Nancy où elle est née, on relèvera que &lt;em&gt;Zippo&lt;/em&gt; (Rouergue 2019) et &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;https://www.monromannoiretbienserre.com/archive/2022/02/19/valentine-imhof-le-blues-des-phalenes-deflagration.html&quot;&gt;&lt;em&gt;Le Blues Des Phalènes&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; (Rouergue 2022) prennent pour cadre les États-Unis, résurgence sans doute d’une passion pour ce pays dont elle a étudié la littérature avant d’enseigner durant deux ans dans une université du Midwest, tandis que son tout premier ouvrage publié est un essai biographique consacré à Henry Miller. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Mais c’est d’un tout autre environnement qu’il est question dans &lt;em&gt;Les Abandonnés De L'Ile Saint-Paul&lt;/em&gt;, reflet du goût de l’insularité pour celle qui s’est établie depuis 25 ans à Saint-Pierre-et-Miquelon où elle est professeure de lettres au lycée Émile-Letournel, et qui s’est penchée sur le sort de ces sept forçats de la mer que l’on va laisser livrés à eux-mêmes sur un îlot désertique de l’océan Indien, non pas trois mois comme initialement prévu, mais plus de neuf mois. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Traitant d’un fait d’actualité des années trente, ce nouvel ouvrage de Valentine Imhof inaugure la nouvelle série « L’affaire qui » des éditions de l’Aube dirigée par Michèle Pedinielli, qui invite des autrices et des auteurs de la littérature noire à explorer un fait divers historique de leur choix leur paraissant particulièrement emblématique de l’époque où il se situe.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;p1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span class=&quot;s1&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1428027&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.monromannoiretbienserre.com/media/01/00/2993896345.jpeg&quot; alt=&quot;valentine imhof,les abandonnés de l’île saint-paul,éditions de l’aube,blog mon roman noir et bien serré,blog littéraire,chronique littéraire,retour de lecture,parution 2026,récit&quot; /&gt;Mars 1930. Après avoir mis en conserve les langoustes sur l’île de Saint-Paul, l’équipage de l’Austral s’apprête à appareiller pour retourner au pays mettant ainsi un terme à une éprouvante campagne de pêche de six mois. Néanmoins la société La Langouste française exige&lt;span class=&quot;Apple-converted-space&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;une présence sur l’île afin d’assurer le gardiennage des installations ainsi qu’une présence pérenne sur ce territoire contesté&lt;span class=&quot;Apple-converted-space&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;de l’empire colonial français. Ce sont donc six employés Bretons, dont une femme enceinte, et un ouvrier Malgache qui vont rester seuls sur cette terre désolée dans ce qui apparaît presque comme un congé payé d’une durée maximum de trois mois alors que l’on n’exige d’eux que de menus travaux d’entretien. Mais la relève tarde à venir, ce qui fait que ce séjour forcé se prolonge de six mois et que lorsque le navire accoste enfin, ce ne sont plus que trois survivants que l’on va retrouver sur l’île de Saint-Paul.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1428048&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.monromannoiretbienserre.com/media/00/01/785796937.png&quot; alt=&quot;valentine imhof,les abandonnés de l’île saint-paul,éditions de l’aube,blog mon roman noir et bien serré,blog littéraire,chronique littéraire,retour de lecture,parution 2026,récit&quot; /&gt;En s'associant à RetroNews, le site de presse de la BnF, chaque ouvrage de la collection L'affaire se voit enrichi d'illustrations — qu'il s'agisse d'articles de journaux, de photos ou de gravures — qui permettent de mieux saisir le contexte de l'époque entourant le sujet abordé. C'est le cas pour cette tragédie des années trente que Valentine Imhof prend soin de restituer avec rigueur, sans que la narration, imprégnée d'une certaine colère et parfois d'une atmosphère mélancolique, n'en souffre pour autant. Ainsi, Les Abandonnés de l'île Saint-Paul se lit d'une traite, mêlant un sentiment d'aventure à un regard social sur cette période où l'empire colonial français est à son apogée, laissant la place à une liberté entrepreneuriale où le profit se fait sur le dos des autochtones et des travailleurs, en pillant les richesses de ces régions conquises.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Subdivisé en deux parties, l'ouvrage débute avec « L'attente », dans laquelle Valentine Imhof s'attache à mettre en exergue le calvaire de ces six hommes et de cette femme enceinte dans un registre sobre qui ne fait que renforcer toute la détresse de cet abandon de neuf mois et de ces morts qui se succèdent. Si l'on avait un doute, on perçoit que la vie des individus ne vaut pas grand-chose pour ces entrepreneurs avides qui s'évertuent à faire en sorte que leurs investissements génèrent du bénéfice à tout prix.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Dans la seconde partie, consacrée à « L'affaire des oubliés de Saint-Paul » en tant que telle, Valentine Imhof s'intéresse aux médias qui vont traiter ce drame et, bien entendu, aux circonvolutions judiciaires qui vont s'étaler sur près d'une décennie, avec comme enjeu de savoir si les survivants vont finir par être indemnisés. Mais avec des titres racoleurs comme les « Robinson volontaires », la plupart des articles de presse s'orientent vers une narration à la fois romanesque et exotique destinée à faire frissonner le lecteur qui ne sera guère au service des rescapés, qui vont être jetés en pâture à l'occasion de procès où les joutes verbales des avocats, souvent de connivence, deviennent plus importantes que le fond de l'affaire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Ainsi, l'événement apparaît sous un angle sensationnaliste dont Valentine Imhof souligne la désinvolture, notamment à travers ce terme d'« oubli », comme s'il s'agissait de simples marchandises que l'on aurait égarées durant neuf mois. Tout cela se décline sur fond d'entre-soi et d'injustice, suscitant un effroi et une indignation que l'on peut percevoir tout au long d'un récit intense où l'on distingue ce mépris des individus et des classes sociales modestes auxquelles ils appartiennent et que l'on exploite sans vergogne.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Aussi bref que dense, &lt;em&gt;Les Abandonnés De L'Île Saint-Paul &lt;/em&gt;s'inscrit dans un registre journalistique passionnant, que la romancière conjugue avec son sens de l'intrigue aiguisé pour mettre en évidence les dérives d'une époque où l'on tend à minimiser la valeur d'une vie humaine, sacrifiée sur l'autel du profit. Pas certain que cet aspect ait beaucoup évolué.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1428050&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.monromannoiretbienserre.com/media/00/02/4086540334.2.png&quot; alt=&quot;valentine imhof,les abandonnés de l’île saint-paul,éditions de l’aube,blog mon roman noir et bien serré,blog littéraire,chronique littéraire,retour de lecture,parution 2026,récit&quot; /&gt;A noter que Valentine Imhof est la marraine du festival &lt;a href=&quot;https://www.toulouse-polars-du-sud.com&quot;&gt;Toulouse Polar Du Sud&lt;/a&gt; qui se déroulera du 9 au 11 octobre 2026.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Valentine Imhof : Les Abandonnés De L'Ile Saint-Paul. Série « L’affaire qui » de la collection Aube Noire / Editions de L'Aube 2026.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;A lire en écoutant : On Every Street de Dire Strait. Album : On Every Strait. 1991 Mercure Records Limited.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
</content>
</entry>
</feed>